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Revivez notre rencontre « Je viens de loin, j’écris en français » avec Amin Maalouf

“Merci infiniment pour votre humanité, votre sagesse et surtout pour ce temps précieux que nous avons pu partager avec vous ce soir. Très bonne soirée.”
- Theresa (Espagne) présente à la rencontre

Le 2 février dernier, en partenariat avec le comité d’entreprise de la RATP, et avec le soutien du réseau des Instituts français au Liban, de l’Orient littéraire, de l’Institut Français et de la Fondation des Alliances françaises, s’est tenue en ligne une nouvelle éditions des rencontres « Je viens de loin, j’écris en français » avec Amin Maalouf, auteur d’origine libanaise et membre de l’Académie française.

Organisées depuis 2017, les rencontres « Je viens de loin, j’écris en français », animées par le journaliste et éditeur Bernard Magnier, donnent la parole à des auteurs (réalisateurs, écrivains, scénaristes de bande-dessinées...) venus d’ailleurs qui ont choisi de s’exprimer en langue française.

Suivis à distance par près d’un millier de spectateurs du monde entier, Bernard Magnier et Amin Maalouf ont évoqué ensemble la place du français dans sa vie, son enfance dans un milieu plurilingue, la richesse de son œuvre, et sa vision de l’écriture.

“Ma démarche n’est pas de m’installer à une chaise et de donner ma vision des choses. J’ai plutôt envie de prendre le lecteur par le bras et de lui dire à l’oreille ce que je pense. Je crois que c’est une démarche qui reflète mon caractère plutôt qu’une démarche littéraire, j’ai plus envie de transmettre amicalement mes idées et les images que j’ai envie de créer, plutôt que de les produire d’une manière froide en disant aux lecteurs “venez les prendre sur mon papier”.” - Amin Maalouf

Ils sont également revenus sur sa passion pour l’histoire, et pour la comparaison entre les sociétés passées et présentes. Il a d’ailleurs cité l’écrivain allemand Novalis, qu’il trouve très juste lorsqu’il dit que “les romans naissent des manquements de l’histoire”. 

Pour terminer la rencontre, Amin Maalouf s’est prêté au jeu des questions du public. De très nombreuses questions lui ont été adressées, allant des conseils pour les jeunes écrivains, à la pandémie actuelle, en passant par le pessimisme dont ses écrits font preuve. À cette dernière thématique il a répondu ne pas nécessairement être pessimiste mais plutôt réaliste, même s’il a confirmé son inquiétude pour l’avenir. Il en a profité pour revenir sur ce qu’il considère être deux des obligations d’un auteur :

“L’écrivain a 2 obligations. Une de lucidité, il ne doit pas cacher les choses ni masquer la vérité juste pour rassurer son lecteur. En même temps, il a l’obligation de ne pas propager le découragement. Donc il doit constamment chercher des solutions, des voix pour sortir des impasses. Il est clair que ma vision du monde d'aujourd'hui est une vision inquiète. En même temps, je ne suis pas quelqu’un de désespéré ou de résigné, je suis un volontariste, je crois que c’est nous qui faisons l’avenir et dans la limite très réduite de mes capacités j'essaierai de forger un avenir meilleur.” - Amin Maalouf


Cette rencontre est à revivre dans son intégralité ici : 

 

événement culturel en ligne, en français

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